100 gecs : les pionniers déjantés de l’hyperpop

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C’est quoi, au juste, l’hyperpop ?

Le terme "hyperpop" n’est pas juste un énième hashtag musical qui buzz sur TikTok. C’est un vrai courant, né d’un croisement improbable entre la pop, le glitch, l’électro, et mille autres influences, toutes poussées à fond les ballons. Si on devait résumer l’hyperpop, ce serait : tout, tout de suite, et sans aucune barrière de style ni d’identité. C’est une musique aussi explosive que l’époque qui l’a vue émerger.

Le terme a pris de l’ampleur vers 2019 sur Spotify, notamment grâce à une playlist nommée… “hyperpop”, pilotée par la plateforme elle-même (source : NPR). À son cœur, on retrouve des figures aussi diverses que SOPHIE, Charli XCX, Dorian Electra… mais aucune formation n’a autant cristallisé l’esprit du genre que 100 gecs.

100 gecs : Qui sont-ils ?

Derrière ce nom un peu cryptique se cachent deux cerveaux en ébullition : Laura Les et Dylan Brady. Ces deux prodiges américains se rencontrent autour de 2015 dans la scène underground de St. Louis (Missouri), et lancent officiellement le projet 100 gecs en 2015. Leur premier album, "1000 gecs", sort en 2019 et explose littéralement les codes.

Leur recette ? Une mixture survitaminée qui mélange :

Ce qui frappe avec 100 gecs, c’est leur capacité à s’approprier tous les codes de la pop (idoles, refrains, gimmicks) et à les retourner façon rollercoaster sonore.

Leur influence : 100 gecs, locomotive du mouvement

Pourquoi parle-t-on autant de 100 gecs quand il s’agit d’hyperpop ? Parce qu’ils ont transformé ce qui aurait pu rester un sous-genre obscur en véritable phénomène digital.

Là où les collectifs comme PC Music posaient les bases, 100 gecs a dégainé la version punk, plus accessible, plus trash, mais aussi plus addictive pour toute une génération native du web.

Casser tous les codes : leur signature sonore

Ce qui fait le génie de 100 gecs, ce n’est pas juste l’accumulation de sons ou une forme de parodie. Ils manient les effets extrêmes avec une science rare :

Cerise sur le gâteau, tout fonctionne en live. Leur concert à Coachella 2023 a bluffé la critique : entre moshing, pogo et dance chelou sous autotune, impossible de faire la fine bouche (source : Rolling Stone).

Un duo sans compromis sur l’identité

L’hyperpop met aussi les identités LGBTQIA+ en lumière. Laura Les, artiste transgenre, a été l’une des premières figures ouvertes du mouvement. Un engagement qui transpire dans leurs textes : rejet des normes, affirmation totale de soi, et envie de tout casser sur son passage.

Côté visuels et clips, c’est la même liberté créative : des montages en 3D cheap, des filtres à la truelle — tout un univers “lo-fi” qui refuse les canons esthétiques classiques de la pop. Et mine de rien, ça inspire toute une vague de jeunes créateurs (exemple : la scène bedroom pop sur Bandcamp, ou les artistes phares de TikTok comme Glaive ou Alice Gas — source : The Face Magazine).

Collaborations et reconnaissances : de l’underground à la pop culture

Quand on parle de “fer de lance”, il ne s’agit pas juste d’influencer les fans. 100 gecs a aussi secoué l’industrie :

Du digital à la scène : un contact direct avec la Gen Z

100 gecs, c’est aussi un “groupe d’Internet” au sens noble du terme. Leur buzz, ils le doivent à :

Bref, alors que la plupart des groupes pop traditionnels gardent la distance, 100 gecs brouille la frontière entre créateurs et public — une signature très 2020’s.

Pourquoi 100 gecs inspire une nouvelle génération de producteurs ?

L'effet 100 gecs, c'est un vrai séisme créatif. Depuis leur explosion, des centaines de jeunes producteurs sur Soundcloud, TikTok ou Bandcamp ont sauté à pieds joints dans l’hyperpop “façon gecs”. On retrouve leur influence dans :

Le truc à retenir, c’est que 100 gecs a libéré une génération : plus besoin de gros studios pour devenir un phénomène. Un laptop, FL Studio, quelques plugins, une bonne dose d’imagination… et roule ! C’est la démocratisation de la fabrication des tubes à la sauce 2.0.

Et maintenant ? L’hyperpop après 100 gecs

Aujourd’hui, le mouvement hyperpop explose dans toutes les directions. Certains pensent que la hype est déjà passée, que le genre s’est dissous dans la pop mainstream (on voit l’influence chez Olivia Rodrigo, Paramore 2024, voir même sur le nouveau Grimes). Mais si le terme “hyperpop” bouge, l’héritage de 100 gecs reste, et inspire toujours :

Là où certains genres s’essoufflent face au rouleau compresseur de la pop, l’hyperpop version gecs reste un ovni impossible à canaliser. Aujourd’hui, beaucoup cherchent déjà ce qui viendra “après” — mais difficile de nier que, pour la Gen Z et même au-delà, 100 gecs a déclenché une révolution pop impossible à ignorer.

Pour aller plus loin : playlist & documents à explorer

Impossible de ne pas être secoué par le phénomène : écouter 100 gecs, c’est tester les limites (et les plaisirs) de la pop version turbo. Que vous accrochiez ou non à leur “bazar organisé”, leur impact et celui de l’hyperpop sont déjà entrés dans l’histoire récente de la musique. Prêt.e à appuyer sur Play ?

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